13-06-2026 07:00 - Dialogue national : l’opposition garde l’espoir d’un déblocage et se déclare choquée par la position du président de la république

Dialogue national : l’opposition garde l’espoir d’un déblocage et se déclare choquée par la position du président de la république

SAHARA MEDIAS - Le chef de l’institution de l’opposition démocratique, Hamadi Sid El Mokhtar, a déclaré que l’opposition continuait d’espérer parvenir à un règlement de la question de la durée des mandats qui entrave le lancement du dialogue national inclusif.

Ces déclarations de Ould Sid El Mokhtar ont été faites lors d’une conférence de presse conjointe entre l’institution de l’opposition démocratique et la Coalition des forces de l’opposition démocratique, ce vendredi, pour commenter leur rencontre avec le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, lundi dernier.

Le chef de l’institution de l’opposition a toutefois souligné que le refus du président d’intervenir pour faire pression sur la majorité afin qu’elle renonce au dossier des « mandats » a constitué un choc pour l’opposition.

De son côté, le président de la Coalition des forces de l’opposition démocratique, Mohamed Ould Mouloud, a déclaré que le dialogue était menacé de s’interrompre et de s’effondrer face à l’insistance de la majorité à mettre sur la table ce qu’elle appelle « la durée des mandats ».

Ould Mouloud a ajouté, lors de la conférence de presse, que la réponse du président lors de leur rencontre était le signe que « le dialogue risquait de s’arrêter définitivement », soulignant que pour le sauver, il fallait que le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani revienne sur sa position.

Ould Mouloud a poursuivi : « Nous considérons que le dialogue s’adresse au pouvoir exécutif, qui en est le garant et le promoteur.

Le président a déjà pris part à des dialogues similaires, que ce soit dans le cadre des discussions menées avec le ministère de l’Intérieur, de la Charte républicaine, ou encore du dialogue organisé en 2022. »

Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait rejeté la demande de l’opposition d’intervenir pour faire pression sur la majorité afin qu’elle cède et supprime les « mandats » de son document, la feuille de route du dialogue.

Selon le gouvernement, toute tentative visant à restreindre les thèmes abordés dans le cadre du dialogue national ou à exiger des concessions préalables va à l’encontre de la nature même de ce dialogue, sur la base de laquelle le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a appelé à son organisation.





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Commentaires (2)

  • ouldsidialy (H) 14/06/2026 11:25 X

    Depuis plus de 20 ans, les politiques ont pris l'habitude de se convoquer pour "éviter au pays des malheurs et une crise" qui n'existent pas…. Lesquels, s'ils adviennent, n'ont pas leurs solutions dans la politique, mais dans l'économie ou la guerre.

    1)L'expérience est qu'ils sortent, de leurs dialogues proclamés nationaux, plus ou moins satisfaits. Ils y trouvent des profits puisqu'ils recommencent régulièrement. Ces bénéfices sont mal connus du peuple et ne nous intéressent pas.

    2)Néanmoins, cette fois-ci nous prenons connaissance de leurs opinions avant qu’ils ne les traduisent en fait accompli. La raison est qu’ils ne se sont pas entendus. La majorité et le président d'un côté et l'opposition de l'autre ont chacun exprimé un souhait, une opinion qui vaut la peine d'être prise au sérieux. Néanmoins aucune des parties n'a posé quoi que ce soit qui ait valeur légale ou qui porte à conséquence pour la constitution.

    La partie présidentielle dispose de 2 leviers légaux pour aboutir à ce qu'elle souhaite : le pouvoir attaché à la personne du président, intéressé par la prolongation de son pouvoir et une majorité absolue au parlement. Sur le papier, ces 2 leviers sont suffisants pour un troisième mandat dont la légalité serait indiscutable. Dans la réalité, cette légalité ne peut se passer d'une construction de légitimation.

    3) Le problème des Mauritaniens, c'est le temps qu'ils gaspillent à parler quand le contenu utile est obtenu. Le souhait du pouvoir est connu, l'opinion de l'opposition est exprimée. Il est temps de changer de disque. Le moment est à la construction de la légitimation du 3ᵉ mandat ou à sa déconstruction par l'opposition. À vos marques les politiques, c'est parti !

  • ouldsidialy (H) 13/06/2026 13:48 X

    On peut croire que certains opposants soient "choqués". Leur carrière a été faite par des décisions prises "au nom du peuple mauritanien" dans l’entre-soi des politiciens. Par dialogues "nationaux", "démocratiques" ou "consensuels" entre une centaine de personnes.

    1) Les seuls points d'émanation qui peuvent aboutir à un maintien ou à un changement constitutionnel sont : le Parlement, le chef de l'État et le Conseil constitutionnel. Le référendum étant une conséquence de la décision de ces pouvoirs-là. On savait le personnel politique civil d'esprit putschiste, on le découvre dictateur : ça décide d'un dialogue entre politiciens et ça prétend que son OPINION doit faire loi !

    2) Un dialogue, fût-il "national", n'a aucun fondement organique dans l'État ou la constitution. Une négociation politique entre partis a pour résultat une OPINION, sans conséquences légales, aucune. Du personnel politique élu ou pas, qui s'invite lui-même dans une salle, ne peut prétendre opposer ou imposer quoi que ce soit en matière constitutionnelle.

    3) Ça commence à bien faire l’esprit d’anarchie des Sahéliens : les youtubeurs se décrètent administrateurs publics et les politiciens veulent décider, à la tire, de ce que doit être ou pas être la constitution !!